Une pierre posée sur une table de nuit ne fait de mal à personne. Les problèmes de la lithothérapie viennent d’ailleurs : des promesses qui l’entourent et des usages qui peuvent mettre la santé en danger.
Retarder un soin
Le risque principal est de faire confiance à une pierre pour soulager une douleur, une maladie ou un trouble psychique, et de consulter trop tard. Les autorités de santé rappellent que les pratiques non conventionnelles ne doivent jamais remplacer un traitement.
Les élixirs et préparations
Certaines recettes proposent de faire tremper des pierres dans de l’eau à boire. Or des minéraux contiennent des métaux, comme le cuivre de la malachite ou le mercure du cinabre : ces préparations peuvent être toxiques.
Les dérives commerciales et sectaires
- Des pierres vendues à prix fort pour « soigner » une maladie.
- Des formations coûteuses promettant un métier de « thérapeute ».
- Des discours qui isolent la personne de ses proches ou de son médecin.
Les médecines dites alternatives sont aussi un marché, fait de stages, de produits et de consultations. Pendant la crise sanitaire, la Miviludes a relevé une hausse des signalements mêlant pratiques de soins non conventionnelles et défiance envers la médecine et la vaccination.
La Miviludes cite les soins à base de pierres parmi les pratiques sans fondement scientifique qu’elle surveille, et la santé est le premier motif de signalement. Elle peut être saisie au sujet d’un praticien ou d’un groupe inquiétant. Les questions à poser avant une séance figurent dans le guide pour débuter en lithothérapie.




